Une personne âgée : « Vanie, tu donnes la patte. Elle attend une récompense ? »
Baudouin Duriez : « Non, elle attend…Regardez, dites-lui, ce que vous vouliez lui demander c’était quoi ? De donner sa patte. »
Le Journaliste : « Vanie est une jeune chienne de deux ans qui, chaque mardi après-midi, a rendez-vous ici, à la maison de retraite Péan, avec Marcelle, 88 ans, et deux autres pensionnaires. Pendant un peu plus d’une heure, Vanie donne volontiers la patte, se laisse caresser, se fait brosser sans rechigner, et va sagement rattraper la balle. Bref, Vanie n’est pas un chien comme les autres. »
Son maître, le zoothérapeute Baudouin Duriez : « Elle n’aboie jamais, elle ne fera jamais peur à une personne âgée, et elle a une petite tolérance à la douleur un peu plus importante que les autres chiens. Parce que les personnes âgées ne sont pas forcément très douces avec le chien, donc moi je suis toujours là, à côté, pour surveiller, j’interviens au cas où, mais à savoir que les personnes âgées ne contrôlent pas forcément leur force ou leurs gestes, ce qui fait que parfois ils portent des gestes maladroits. Mais comme le chien a été bien éduqué, pour lui ce n’est pas un problème, il ne prend pas ça comme une agression. »
Le Journaliste : « Mais ce n’est pas qu’une question de contact physique, la Zoothérapie. Baudouin Duriez explique que la chienne sert surtout de médiatrice. Elle facilite ou provoque la communication entre les personnes âgées elles-mêmes ou entre les personnes âgées et les aides soignants. L’animal est aussi un bon moyen de faire travailler la mémoire, surtout que certains retraités comme Marcelle souffrent de maladies neuro-dégénératives de type Alzheimer. Et avec Marcelle, justement, la zoothérapie, ça fonctionne ! Explication de Laure Sarcou, co-animatrice des animations à la maison de retraite Péan. »
Laure Sarcou : « Depuis que Vanie vient ici, elle a une photo de sa chienne dans sa chambre, elle se souvient de son nom. Mais effectivement, au niveau des dates et des jours, c’est beaucoup plus compliqué. Il y a des choses de la vie courante auxquelles elle ne se souvient pas du tout. Elle travaille complètement sa mémoire : elle travaille les photos, c'est-à-dire qu’on parle de Vanie la semaine, on parle du chien, on essaie d’établir un lien. » Le Journaliste : « Le lien affectif est réel, en tout cas Marcelle a le sourire quand Vanie est là, c’est aussi un des objectifs de la Zoothérapie. »